Pour faire connaître les
positions du mouvement
de l’économie sociale.
Alors que le Québec entre en campagne électorale, le mouvement de l’économie sociale présente ses propositions pour bâtir une économie plus forte, plus résiliente, une économie qui travaille pour nous.
Ces propositions découlent du grand Sommet de l’économie sociale qui s’est tenu en mai 2025, où des acteurs économiques, culturels, environnementaux, politiques et communautaires se sont concertés et ont abouti à une vision structurée et ambitieuse pour l’avenir du Québec.


Sortir de la spéculation immobilière en créant du logement qui reste abordable.
Au Québec, un locataire sur 5 a de la difficulté à payer son loyer. La flambée du prix des loyers est insoutenable ; il est nécessaire qu’un contrepoids vienne équilibrer le marché.
Des organismes, comme Interloge, créent des logements abordables sur le long terme. Les loyers, fixés selon les coûts réels plutôt que par le marché, évoluent peu et assurent une stabilité durable. En 2024, leur loyer était 48 % plus bas que ceux du marché.


Des repas sains à l’école, du temps et des économies pour les familles.
Le Canada demeure le seul pays du G7 à ne pas avoir de programme en alimentation scolaire. Au Québec, 41 % des élèves n’ont pas encore accès à des services alimentaires dans leur école, plusieurs régions n’ayant tout simplement pas de programme adéquat, mais des solutions collectives existent.
Le réseau de La Cantine pour tous, qui réunit plus de 80 organismes en alimentation, offre des repas sains et abordables à 56 000 écoliers. L’élargissement de ce réseau à l’ensemble des écoles de la province permettrait d’offrir une nourriture saine à encore plus d’enfants, de renforcer l’inclusion sociale et de soutenir une agriculture locale à circuits courts.


Nos déchets enrichissent quelqu’un. Pourquoi pas nous?
En 2019, les Québécoises et Québécois ont éliminé en moyenne 724 kg de matières résiduelles par habitant. Nous aurions pourtant intérêt à ce que nos déchets soient valorisés afin de créer de la richesse pour le Québec plutôt que de finir leur vie dans des sites d’enfouissement.
Des entreprises comme Tricentris, Groupe Codrerr ou Renaissance détournent déjà chaque année des dizaines de milliers de tonnes1 de biens réutilisables des sites d’enfouissement et investissent leurs profits en innovation, comme dans le défibrage textile.


Le tourisme collectif: une richesse durable pour les régions du Québec
En 2022, les parcs régionaux du Québec ont généré plus de 91 millions de dollars en retombées économiques pour le PIB. Grâce à la mise en valeur de festivals, d’attraits naturels ou encore de sites patrimoniaux, le tourisme en économie sociale garanti des retombées financières et sociales dans plusieurs régions du Québec.


La culture, un vecteur de développement régional
La culture contribue à plus de 17 milliards de dollars en retombées et des milliers d’emplois au Québec. L’entrepreneurial collectif est un modèle flexible qui permet aux entreprises culturelles d’évoluer en fonction des besoins et des intérêts de la communauté. Il contribue à rendre la culture accessible, tout en garantissant des retombées sociales et économiques dans la région où les entreprises opèrent.


Le repreneuriat collectif: une solution aux fermetures d’entreprises
Au cours des dix prochaines années, si les initiatives locales de transfert d’entreprises ne connaissent pas d’augmentation, le Québec risque d’être confronté à une vague importante de fermetures, entraînant la disparition de plus de 50 000 PME. Derrière ceschiffres, ce sont des emplois, des savoir-faire, des services de proximité et des pôles d’expertise qui risquent de s’éteindre — particulièrement dans les régions et les municipalités de plus petite taille.


Des soins accessibles pour toutes les personnes aînées
À partir de l’âge de 78 ans, les personnes aînées déménagent en moyenne quatre fois pour être capables de répondre à l’évolution de leurs besoins, en plus d’être particulièrement vulnérables aux hausses de loyer et à la financiarisation du marché. Agir afin d'éviter qu’elles vieillissent dans la précarité permet de leur assurer une qualité de vie digne et de sauver des coûts importants aux générations futures.


La requalification de notre patrimoine, solution à la crise de l’habitation
Depuis le début des années 2000, ce sont trois églises par mois qui sont démolies, fermées, vendues ou qui affichent une nouvelle vocation. Miser sur des immeubles déjà construits, souvent déjà conçus pour l’hébergement et la vie en communauté, facilite la création de logements et de milieux de vie à vocation sociale.


Des aliments frais, abordables et locaux dans toutes les régions du Québec.
Pendant que les trois plus grandes bannières alimentaires ont fait plus de quatre milliards de dollars de profits l’année dernière, un Québécois sur cinq vit dans une situation d’insécurité alimentaire. En favorisant des circuits courts entre la production et les citoyens et citoyennes, on augmente l’autonomie alimentaire du Québec et on bâtit une agriculture plus résiliente aux aléas du climat et des marchés mondiaux.